Conférence-Débat sur la complémentaire santé obligatoire

« La complémentaire santé obligatoire : un progrès pour l’accès aux soins ? » Tel sera le thème d’une conférence ouverte à tous, organisée le mardi 18 février à l’Espace Mendès France de Poitiers.

En partenariat avec l’Espace Mendès France et l’association ASPES (Accès aux Soins : Perspectives et Enjeux de la Santé), une conférence-débat est organisée sur la future généralisation de la complémentaire santé collective, le mardi 18 février à Poitiers.

Effective au plus tard au 1er janvier 2016, cette mesure va avoir de nombreuses conséquences tant pour les salariés que pour les organismes de complémentaire santé.

C’est pour en débattre avec le public que trois intervenants sont invités :

  • Gilles Caire, maitre de conférences en économie à l’Université de Poitiers
  • Agnès Bocognano, directrice de la santé de la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF)
  • Gérard Hinerang, CFDT, ancien président de l’Union régionale des caisses d’assurance maladie (URCAM) Poitou-Charentes.

 

Informations pratiques :

Mardi 18 février 2014 à partir de 20h30

Espace Mendès France : 1 place de la Cathédrale à Poitiers

Accès libre

 

L’Accord National Interprofessionnel :

D’ici le 1er janvier 2016, tous les salariés bénéficieront d’une couverture complémentaire santé d’entreprise. La loi du 14 juin 2013 de sécurisation de l’emploi, reprenant les dispositions de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, impose la généralisation de la complémentaire santé, collective et obligatoire.

Dans un contexte où le renoncement aux soins est en forte progression et où 5 millions de Français ne disposent d’aucune complémentaire, ce nouveau droit parait aller dans le sens du progrès social.

Mais tant les modalités de mises en œuvre (sélection de l’assureur, contenu et niveau des garanties, niveau de prise en charge par l’employeur, libre choix des personnes déjà couvertes par ailleurs…) que le nombre des personnes restant hors du champ de la loi (chômeurs, retraités, fonctionnaires, étudiants, non-salariés…) génèrent de nombreuses interrogations. Cela interroge aussi la place future de la sécurité sociale dans la prise en charge des dépenses de santé.